vendredi 18 décembre 2015

Foley décapité - sur quelques images et des sottises navrantes

Si vous faites "Foley décapité" sur Google en précisant "images", vous arrivez directement sur un florilège (drôle d'expression) d'images répugnantes - les mêmes que Marine Le Pen a tweetées.
Le gouvernement envisage de la poursuivre et tous les journaux nous disent à quelles lourdes peines elle s'expose - et pourquoi pas rajouter l'inéligibilité? Ce serait si pratique comme solution Dr Hollande, n'est-ce pas?
Pourquoi alors le gouvernement ne poursuit-il pas aussi Google? Et pourquoi aussi, au nom de la compétence universelle de nos juges (qui apparemment n'ont rien d 'autre à faire), ne pas étendre les poursuites aux gens de Daech qui produisent ces images et les font circuler?
Tout ceci pour faire mesurer le degré d'ineptie auquel politiciens et journalistes bien pensants en viennent.

J'ajoute, pour enfoncer le clou, que l'analogie entre Daech et le FN, si subtile chez nos esprits cultivés, est d'une impropriété rare.
Bourdin s'exprime ainsi: "Je voudrais revenir sur les liens... euh... entre Daech et le Front... enfin les liens, pas les liens directs entre Daech et le Front national, mais ce repli identitaire, qui finalement est une communauté... d'esprit, parce que l'idée pour Daech c'est de pousser la société française au repli identitaire".
Passons sur la "communauté d'esprit" qui, à elle seule, justifierait les envois de Marine Le Pen - que je sache le FN n'a encore décapité ni brûlé vif ni écrasé avec un tank personne! -.
Mais allons au fond: il faut être aussi superficiel que Bourdin et aussi malhonnête que Kepel pour assimiler deux "replis identitaires" qui n'ont rien de commun.
Celui du FN peut effectivement être qualifié de repli identitaire sur la nation française - que je sache encore le FN ne prétend pas étendre son Djihad à l'humanité entière.
Alors qu'au contraire, Daech entend conquérir le monde - rien de moins, mais c'est constamment dit dans sa propagande -. Dans le genre, "repli identitaire", ça se pose là.
Quand on tord imbécilement le sens des mots, non seulement on est confus mais on sème et propage la confusion.
En quoi Marine Le Pen avait parfaitement raison de revenir aux faits - les faits qui seuls comptent.
Et ces faits ce sont des décapités, des brûlés vifs ou noyés dans des piscines, des homosexuels défenestrés, des corps broyés ou explosés - et des massacrés au Bataclan ou ailleurs, plus tous les handicapés lourds à vie.
Dans le genre "communauté d'esprit", on repassera.

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