mardi 26 janvier 2016

Sous les meilleurs augures...
J'avais oublié de publier mon brouillon de fin décembre...
Les résultats des élections en Espagne donnent une raison de se réjouir - l'ébranlement des partis usés - mais pas mal de raisons de s'inquiéter:
1) Les partis nouveaux venu, notamment Podemos, sont loin d'être clairs dans leurs programmes à envergure variable. Ce n'est pas moi mais Monedero (qui, comme me disait un paysan d'Ibiza, devrait plutôt s'appeler Billetero compte tenu de ses gains au Venezuela), l'ex-n° 3, qui qualifiait la ligne de son parti de "léninisme aimable".
2) Le pays a de fortes chances de ne pas être gouvernable. Soit donc il faudra de nouvelles élections, soit des pactes incluant les petites formations opportunistes (comme en Grèce où Syriza est allié avec un parti d'extrême droite) et ce ne seront pas des pactes solides "à l'allemande".
3) En un sens, ne pas avoir de gouvernement n'est pas un mal fatal quand tout va bien mais face à des défis comme ceux du terrorisme, des migrations et, plus concrètement encore, les entreprises de sécession de certaines provinces, l'absence de gouvernement est grave.
4) D'autant que la construction européenne est aujourd'hui à l'arrêt et pratique plutôt une "politique du chien crevé au fil de l'eau", comme on disait à la fin du Second Empire en France.
Or, sans vouloir jouer les sinistres augures, les crises de 2016 risquent d'être les mêmes que celles de 2015 - en plus grave: terrorisme, crise économique grecque, mais aussi bancaire et financière en général, afflux de migrants.
Encore faut-il prier le petit Jésus (si j'ose dire) que le Maghreb ne tombe pas sous la domination fondamentaliste!
A part ça, joyeux Noël!

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