jeudi 17 mars 2016


CERAMIX - ART ET CERAMIQUE

L'exposition (jusqu'au 8 juin) a lieu en deux lieux - Maison rouge, boulevard de la Bastille à Paris et Musée national de Céramique de Sèvres (T2 rapide à partir de Porte de Versailles).
Elle mêle retours sur l'histoire (Matisse, Picasso, Vlaminck, Dufy, les Italiens des années 30, Cobra, Tàpies, etc., etc.), développements plus récents (les Californiens élèves de Voulkos) et création contemporaine.
C'est un festival et un régal. 
Il y a ceux qui ornementent, ceux qui perturbent, ceux qui vont au paroxysme des formes, de l'excès et de la virtuosité.
Parmi les travaux récents, j'ai aimé particulièrement Trockel, Van Lunen, Sahal, Wenzel, Trenkwalder, Yee Sookyung, Wambaugh, et bien d'autres. Parmi les plus anciens surtout l'époustouflant Fontana (le Crocifisso de 1955).
Pourquoi est-ce si bien ?
Parce que le rapport direct avec le matériau et la difficulté à aller jusqu'au bout des opérations libère spontanéité, fantasmes, audaces, sexe et cauchemar.
Comme le dit un des textes du catalogue: la revanche de la céramique, c'est "le défi aux règles et canons de l'art contemporain" (Lucia Pesapane).
Enfin on est libéré de la couche de "mental-conceptuel" qui fait de tant de petits "bidules" de l'art contemporain des enculages de mouche d'autant plus laborieux qu'ils sont intellectuellement légers, légers.

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