dimanche 2 juillet 2017

Moeurs sénatoriales
J'écris le 3 mars dernier une lettre courtoise et détaillée au sénateur Christian Cambon, président du groupe d'amitié France Maroc pour lui demander son appui pour une éventuelle exposition des photos de l'artiste franco-marocain Touhami Ennadre sur les grilles du jardin du Luxembourg, en novembre prochain, lors de l'anniversaire des attentats de Paris.
J'ai déjà eu l'occasion de dire que Ennadre a réalisé dans les jours qui ont suivi ces massacres une sorte de "tombeau" (comme on disait autrefois) en hommage aux victimes en photographiant en noir et blanc à sa manière profonde les petits monuments et les scènes de deuil dans les rues de Paris.
Ces "photographies" sont bouleversantes de beauté et d'humanité. J'en donne ci-dessous deux mauvaises reproductions - mais il faut voir ces oeuvres pour de bon. (voir en date du 13 novembre 2016 le texte que j'ai écrit à propos du recueil de Ennadre: "La beauté quand même".)

Pas de réponse.
Le 3 avril je rappelle ma lettre dans le mail suivant:
"Monsieur le sénateur,
Sur recommandation de madame Khiari, je vous ai adressé une lettre demandant votre appui pour une exposition sur les grilles du jardin du Luxembourg des photos de l'artiste Touhami Ennadre à l'occasion de la prochaine commémoration des attentats du 13 novembre 2015.
J'attire votre attention sur ce courrier important et je vous serais obligé d'une réponse que l'artiste attend aussi avec impatience.
Merci de votre disponibilité."
Toujours pas de réponse.
Le 29 juin, je renvoie une copie de ma lettre avec un mot manuscrit pour exprimer mon mécontentement et demander une réponse. J'y dis entre autres (et en sachant ce que je fais) que "le mépris des citoyens semble avoir encore de beaux jours...devant eux".
Le lendemain, enfin une réponse, toutes affaires cessantes: une assistante du dit Sénateur Cambon m'appelle au téléphone et me fait la leçon de très haut (décidément tout le monde devient jupitérien!): on ne doit pas s'adresser ainsi à un sénateur, et d'ailleurs si on ne m'a pas répondu, c'est parce que mon mail du 3 avril était d'un ton condescendant (sic)...
Devant tant de sottise agressive je lui raccroche au nez.
Une heure plus tard, cette fois, c'est le sénateur Cambon, celui qui est infoutu de répondre à un courrier courtois et détaillé, qui m'appelle.
Cette fois, j'en ai assez et je lui raccroche au nez.
Il y a belle lurette que je pense que le Sénat ne sert strictement à rien.
Je ne pense pas que le sénateur Cambon me fasse changer d'avis, avec en prime l'expérience du sympathique comportement du personnel politique jupitérien...




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