mardi 12 juin 2018

Tous fous à lier - sauf quelques uns, pas si fous...


Comment on refait l'Exodus, en mode démago-commercial-populiste.
Voilà donc l'Aquarius avec ses 600 et quelques "naufragés", dont un nombre respectable de mineurs déjà informés des opportunités du regroupement familial, dont ni l'Italie ni Malte ne veulent - l'Italie parce que des migrants elle en a déjà 300.000 en stock dont elle ne sait que faire et Malte parce que l'accès à l'UE là-bas se vend mais seulement à des riches oligarques de l'ex-URSS.
Et donc
1) Sanchez, nouveau premier ministre espagnol propose de les accueillir à Valence. Il faut bien montrer qu'on est généreux et socialiste et nouveau au pouvoir. Sauf qu'on se demande comment il continuera demain à faire refouler par ses Gardes civils les vagues de migrants qui entreprennent de sauter la barrière de 6m à Melilla ou Ceuta pour mettre enfin le pied en Europe...
2) Plus drôle encore, les nationalistes corses dont la xénophobie est bien connue proposent l'accueil dans les ports de...leur nation. Occasion ou jamais de montrer qu'on est in-dé-pen-dant et une nation ouverte (enfin, juste pour une escale, est-il précisé en petites lettres au dos de l'offre)!
Quant à l'Aquarius, affrété par une ONG "humanitaire" présidée par un armateur, Francis Vallat, dont la carrière n'a jusqu'ici vraiment rien eu d'humanitaire (voir le Who'sWho sur le personnage) et dont j'aimerais être sûr qu'il n'est pas le propriétaire direct ou indirect du navire en question loué à bon prix à l'ONG en question...il fait du cabotage humanitaire à la lisière des eaux libyennes: les passeurs n'on qu'à envoyer leurs canots pneumatiques-épaves surchargés et l'Aquarius est là tout prêt pour les charger et les faire débarquer dans l'UE...Au besoin on téléphone l'avis de détresse.
Bref, la crise des migrants est un formidable business:business des passeurs à 2000 dollars le passager, business des humanitaires charitables mais qui consacrent 10% de leur budget à la com et 10% à leurs campagnes de financement (j'ai lu le rapport d'activité édifiant de SOS Méditerranée), business des gouvernements montrant leur humanité (Sanchez) et business des nationalistes xénophobes montrant que, hein, c'est nous qui décidons.
Si Paris était un port méditerranéen, Hidalgo y serait allée de son couplet.
Et toutes les bonnes âmes de pleurer encore sur ce nouvel Exodus low cost...

Je mesure ce que mes remarques vont me valoir d'insultes mais il faut savoir être lucide et précis.
Bref, la crise des migrants n'est pas près de se terminer. Que dis-je? Elle va prendre une superbe ampleur.

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